Le 13 juin 2012 par TechTic&Co
Café des sciences le vendredi 22 juin « Pourquoi fouiller le passé ? »

Les journées de l’archéologie, du week-end des 23-24 juin, ont donné l’idée à TechTic & Co d’organiser un café des sciences sur le thème :

Pourquoi fouiller le passé ?

Une heure trente de dialogue, questions/réponses animées par une journaliste… Dialogue intelligent et décontracté entre scientifiques et grand public.

Pas une société digne de ce nom sans un regard sur son Histoire et le besoin d’aller à la recherche du passé. Géologues, archéologues, conservateurs de musée, chimistes (et oui !) sans oublier les historiens, sont les gardiens de notre Histoire. Sans jamais la figer. Parce que les découvertes scientifiques permettent souvent de remettre en cause des croyances ancestrales, des idées reçues ou plus simplement de mieux comprendre une organisation sociétale insoupçonnée…

Vendredi 22 juin, à 18h30 au bar Le Beverly’s, place du marché à Thionville, trois intervenants permettront au public de mieux comprendre comment on fouille nos sols, « l’objet est témoin de l’Histoire et permet de mieux la comprendre et l’appréhender. Aujourd’hui, nous avons accès à notre histoire immédiate, mais nous avons un problème de retour aux sources par rapport aux périodes anciennes et notamment la Préhistoire. Et là, il n’y a que les recherches archéologiques qui nous permettent de mieux comprendre. Chaque découverte peut amener un changement total de la chronologie imaginée jusqu’à présent » détaille Bruno Touveron, directeur du patrimoine et du musée de la Tour aux puces à Thionville.

Les chimistes prennent bien souvent le relais après les fouilles. A eux d’exercer leur science pour dater les objets. « Pour les pièces les plus anciennes, on a recours au procédé Carbone 14, explique Clotilde Boulanger, chimiste, professeur des Universités à Metz. Le carbone existe sur terre sous forme radioactive ou non radioactive ; en regardant la teneur actuelle et celle contenue dans l’objet on peut faire une estimation de son âge. Le problème est fonction de la quantité de matière analysée ; on est souvent proche des limites de sensibilité. »

Pour des objets moins anciens, les chimistes procèdent plutôt à des recoupements : nature d’un tissu, structure des pigments, nature des dépôts…
L’exposition en musée est la suite logique des découvertes archéologiques, « les pièces nous sont généralement confiées par les archéologues, détaille Bruno Touveron. A nous de les conserver et les présenter au public. Cette transmission pour les générations futures est fondamentale. »

Pourquoi fouiller le passé ?
Café des sciences proposé par TechTic & Co
Bar le Beverly’s, place du Marché à Thionville
Vendredi 22 juin à 18h30
Entrée libre.