Présentation
De gauche à Droite : Olivier LA NEVE et François HECKEL

De gauche à Droite :
Olivier LA NEVE et François HECKEL

 

Né en 2012 avec deux collèges participants, la cinquième édition de ce concours robotique pour collégiens et lycéens rassemblera le vendredi 10 juin au gymnase Jean-Mermoz de Yutz, vingt-quatre collèges, trois lycées généraux et techniques, quatre lycées professionnels et quatre écoles d’ingénieurs.

Ces chiffres résument à eux seuls l’engouement suscité par ce concours de robotique, imaginé par deux professeurs de technologie du bassin nord-mosellan – les deux collèges initiaux ! –.

Tout autour, s’est mis en place un formidable réseau permettant une répartition des tâches et partage de compétences entre l’Education nationale et TechTic & Co. Collège de Yutz, lycée professionnel de Rombas et lycée technologique et professionnel assurant  un soutien logistique et technologique de poids.

Outre l’originalité de Technobot et son aspect ludique, le succès de Technobot repose sur les élèves et la passion qu’ils développent pour leur robot. Puisque ce sont eux qui font et eux seuls.

Technobot, son but

Le concours s’appuie sur les programmes de 3e en vigueur. Pour autant, il n’a pas pour objectif de se substituer à un programme scolaire. Son but est de :

 Donner du sens à la technologie et aux sciences en général.

 Rendre l’élève acteur de son projet ; développer son autonomie, sa prise de décision, lui donner les moyens de faire, réaliser un projet de A jusqu’à Z en corrigeant les erreurs de parcours.

 Apprendre tout en s’amusant.

 Favoriser les travaux interdisciplinaires au collège ou entre sections au lycée. Depuis trois éditions, professeurs d’arts plastiques et langues vivantes participent au projet avec des épreuves spécifiques à ces matières.

 Permettre des liaisons entre collèges et LGT supports, entre LGT et enseignement supérieur à l’instar des Cordées de la réussite. Programme au sein duquel Technobot aimerait faire partie.

 Faire connaître les filières technologiques, susciter des vocations vers ces filières et, pourquoi pas, les écoles d’ingénieurs.

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L’esprit Technobot

Un esprit à la fois d’excellence et ludique. Depuis la première édition, tous les robots présentés en concours ont toujours fonctionné. Les élèves sont très engagés dans leur projet, observent les autres équipes, comparent les robots et les technologies déployées.
On est bien dans un esprit challenge.
Pourtant, il n’y a rien à gagner si ce n’est un trophée et une fantastique reconnaissance.
C’est ça, l’esprit Technobot. Un défi d’élèves entre eux, par robots interposés. Les professeurs, eux, guident et encadrent. Rien de plus.
Lors des inscriptions, les professeurs signent une charte les engageant à ne pas intervenir sur les robots de leurs élèves. Leur rôle doit se limiter à la mise à disposition de solutions techniques et à la gestion du temps. Par ailleurs, cette même charte les contraint à porter assistance à l’établissement voisin en cas de besoin. Si cela n’était pas suffisant, les professeurs référants Technobot se rendent disponibles pour toute assistance.

Technobot

Technobot, son histoire

 En août 2008, dès la sortie des programmes de technologie, deux professeurs, Olivier La Nève et François Heckel, ont travaillé à la mise en œuvre d’un projet collectif pour élèves de 3e, combinant de la mécanique, de l’électronique et de l’informatique. Ensemble, ils ont développé les premiers prototypes de robots.

 2012, première édition. Les collèges de Hettange-Grande et de Yutz s’affontent par robots interposés au collège d’Hettange-Grande. L’ambiance à la fois très compétitive et bon enfant, la fascination des classes invitées dans le public confirment la pertinence du concept avec trois épreuves au programme : suivi de ligne, formule robot, combats de sumo.

 TechTic & Co invite les deux professeurs à rejoindre l’association dont le but est justement de promouvoir les sciences et nouvelles technologies. ELN, association d’entreprises du nord-lorrain, est également partenaire du projet. Dès lors, un fantastique réseau se construit.
Bernard Lehalle, IA-IPR, appouve les principes fondateurs du concours. Il demande aux deux professeurs d’être formateurs académiques pour la mise en œuvre de la réalisation collective en 3e. Plans et cours ont été largement diffusés au sein des collèges. Marcel Gigant, alors chef de travaux du LPO La Briquerie à Thionville, est chargé d’apporter un soutien en ingénierie. M. Lehalle propose d’aménager le règlement du concours pour être plus en accord avec sa vision du programme scolaire.

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 2013, 2e édition. Technobot est sur les rails. TechTic & Co est porteur du projet avec pour missions principales la recherche de partenaires financiers et la communication. Un comité de pilotage est monté sous l’impulsion d’Alain Crémer, alors animateur du Bassin Thionville-Hayange-Rombas. Frédéric Joseph, ancien professeur de technologie, alors principal adjoint du collège d’Aumetz, préside le comité autour d’une équipe nourrie et très engagée.
L’épeuve a lieu à Yutz, le collège assure un partenariat actif et efficace. Tout comme la Ville de Yutz. Le Conseil général de Moselle accorde une subvention et s’engage sur le déplacement de toutes les équipes participantes mosellanes.
C’est une des constantes de Technobot. Ce projet séduit et fédère ; jeunes générations comme adultes. Il a su s’inscrire dans son temps, dans un territoire pour une jeunesse.
Suite aux recommandations de M. Lehalle, une épreuve de design sera ajoutée.

 2013 – 2016. Technobot ne cesse de monter en puissance jusqu’à enregistrer pour cette cinquième édition 24 collèges, 4 lycées généraux et techniques et 4 lycées professionnels.

Une bande de tehnopotes

Dès lors, Technobot s’est inscrit dans le paysage des collèges avec l’ambition, l’an projet, de le développer sur l’ensemble de l’Académie Metz-Nancy.